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Lettre d'information d' Arts et Travaux - N°25 du 12 - 9 - 2010.



I  N  V  I  T  A  T  I  O  N 



    Madame, Monsieur, Cher(e)s Ami(e)s,

   Nous avons le plaisir de vous inviter à la 

Lecture Publique
d'extraits de l'ouvrage

Acide caustique et petites gourmandises

de Martine Cuhaciender  

   Souhaitant vivement vous rencontrer à cette occasion,
   Recevez Madame, Monsieur, Cher(e)s Ami(e)s, nos pensées les plus amicales.


L'AUTEURE

Née en 1950, Martine Cuhaciender grandit dans un milieu artistique: enfant mannequin, comédienne, des petits rôles dans des films : Papa, maman la bonne et moi avec Robert Lamoureux, Bébés à gogo avec Raymond Souplex & Jean Carmet, L'homme à l'imperméable, Marie-Antoinette avec Michéle Morgan...
Vers l'âge de 8 ans, retirée à sa famille d'adoption, elle connaît la froideur et la sévérité des pensionnats avec pour seule distraction la lecture et le chant.
Martine croit profondément à la magie consolatrice des livres et à la résilience. Régurgite le mieux possible, en hommage à tous ces auteurs qui l'ont nourrie de leurs oeuvres.
« J'ai été élevée jusqu'à l’âge de 8 ans dans une famille d'artistes. J’ai participé à des défilés de mode, à des films, à des concours de beauté... Puis, enfermée dans des institutions religieuses très strictes jusqu’à mes 17 ans, j'ai eu tout le loisir de méditer sur ma splendeur passée. La lecture, seule distraction autorisée avec le chant, a été ma compagne et ma passion, avec une prédilection pour Maupassant et Mauriac, le théâtre de Montherlant, des auteurs oubliés comme Édouard Estaunié (Les choses voient, L'Empreinte)... Et puis j'ai dévoré tous les Agatha Christie, les Maurice Leblanc, les Simenon, les Exbrayat, et aussi les livres de Gaston Leroux. Maintenant je vis comme miss Marple, j’observe mes semblables et je les dissèque avec amour. »
D'elle, « Le Monde » à récemment écrit, « si vous pensez que tout le monde possède un bon fond, déborde de gentillesse et d’humanité, cette auteure n’est pas pour vous. Ne la lisez surtout pas, sous peine de tomber des nues ou pire de risquer un traumatisme important et irréversible … »

LE LIVRE

Treize nouvelles qui portent l’empreinte de l’auteur de Mémé passe à la télé : « un soupçon d’absurdité, un brin de causticité et une bonne poignée d’émotion ». Au fil des pages, il est souvent question de mesquinerie, de médiocrité (celle des hommes), parfois de franche horreur et plus généralement de fragilité humaine. Ce nouveau recueil multiplie ses clins d’oeil à l’absurdité de la vie qui, sous peine de n’être que souffrance, ne doit surtout pas être prise au premier degré.

Quatrième de couverture - Lecteurs, en plongeant vos yeux dans ce livre, vous en saurez plus que quiconque sur l’art de réussir la daube et d’apprêter le cochon au lait. Vous découvrirez également quel profit l’on peut tirer de vieux pots de confiture, des boîtes de Ricoré et des coffres de voiture. Vous apprendrez où finissent les dentiers, les bonnes âmes et les dircoms. Quelques belles leçons d’amour et de fidélité, mais également de haine et de ruminations sombres. Quelques regards aigres-doux sur la vie… Tout bien considéré, voici treize nouvelles porte-bonheur (pour le prix de douze).

Extrait - Capitaine Piccolo aimait respirer le bon vin du large, aussi presque chaque soir à la même heure il jetait l’ancre au bar des Pirates à quelques bordées de son bâtiment l’imposant « Louisiane ». Le Louisiane, pas plus que le Colorado n’avaient jamais quitté leur savate dans le quartier des Amériques où il n’y avait plus une once d’or à trouver. Pourtant sur le pont, dès la nuit tombée, y frétillait une bande de rascasses armée jusqu’aux ouïes et dont il ne fallait mieux pas chatouiller la carcasse. Au bar des Pirates, Piccolo retrouvait quelques bonnes vieilles épaves à cale sèche et pourtant bien imbibées. Il y avait là ses frères de la côte du Rhône et d’ailleurs. Affalé au comptoir, Dédé l’Artiche un ex-banquier qui avait mangé la grenouille et l’arrosait copieusement au muscadet dès poltron minet. Joseph, dit Jo l’Amiral, tenait la barre avec prestance, sanglé dans son bel uniforme déniché aux fripes. Sans oublier les frères Martin, deux belles gouapes de raisin bien fermenté, mauvais à la moindre chicane. Françoise, la patronne, une marie-salope bien carénée, au passé de bourlingueuse qui savait draguer comme personne le fond de vos pensées les plus vaseuses, tenait la maison d’une main de fer. Depuis la disparition du Pacha, englouti dans un océan de rhum, c’est elle qui gouvernait un équipage de plus en plus restreint composé de quelques gueuses bien achalandées et du jeune ratier, un blondinet falot, qui briquait son zinc avec frénésie. Comme d’habitude le capitaine prenait sa biture, se laissant aller aux confidences et comme d’habitude Françoise, en brise-larmes compatissante, entendait sans écouter, versant rasade sur rasade. Alternant coups de semonce et cajoleries la belle patronne louvoyait entre les tables, la croupe aussi large qu’un cargo bourré de victuailles. Vers 11h30, Piccolo craignant le grain allait au top, saluait la compagnie des Ondes et faisait un tour aux bouteilles tout au fond de la cour à droite. Enfin, cabotant avec l’assurance d’un vieux loup de mer il regagnait à belle allure son HLM le Louisiane désespérément arrimé au port.

LA LECTURE

    Une sélection arbitraire de quelques nouvelles du dernier ouvrage, mais également du précèdent recueil de l'auteure : « Mémé passe à la tété ». Un condensé en cinquante minutes, de sentiments..., d'humour, de causticité et de cynisme à la bonne franquette !


  Renseignements :

artsettravaux@artsettravaux.com



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Bonne lecture, Bonne écoute,

Et à trés bientôt

                                                                       L'équipe.

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